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<toroxml>
    <encaste dateCreation="1733" id="tt_a" img="" nom="toros de la tierra d&apos;Andalousie" rang="06">
        <txt lang="fr">On sait qu&apos;il y a encore aux 15e/16e siècle de grands troupeaux sauvages
            qui paissent librement du côté de TARIFA ; avec ceux de la marisma du Guadalquivir, ils
            sont, à n&apos;en pas douter, &quot;la&quot;, ou du moins &quot;la souche majeure&quot;
            du bétail de combat andalou.<pb/> A partir de 1733 (peut-être même bien avant) et sur
            plusieurs années, les <nelv id="rvs">Hermanos RIVAS</nelv> achètent des toros à divers
            propriétaires de la région. Peut-être aussi en possèdent-ils déjà sur leurs propres
            terres. Peut-être encore en achètent-ils qui viennent d&apos;autres régions
            d&apos;Espagne???... Vraisemblablement ils commencent à rassembler ces toros sauvages et
            à sélectionner ceux qui présentent des aptitudes particulières au combat : c&apos;est en
            ce sens que l&apos;on peut déjà parler de l&apos;utilisation/constitution d&apos;une
            quasi-caste dans l&apos;élevage des <nevg id="rvs">Hermanos RIVAS</nevg>. Par commodité,
            et par analogie avec les <nenc id="tt">toros de la tierra</nenc> de Castille, on appelle
            ici ce bétail <nenc id="tt_a">toros de la tierra d&apos;Andalousie</nenc> ; il est bien
            difficile, en effet, de distinguer ce qui relève d&apos;un simple choix
            d&apos;exemplaires plus agressifs dans le bétail &quot;naturel&quot; et ce qui
            relèverait d&apos;un réel travail de sélection, lequel ne peut guère être très poussé à
            cette époque pour ce que l&apos;on en connaît. Toutefois, ce n&apos;est sans doute pas
            par hasard que les toros des frères RIVAS sont déjà parmi les plus célèbres
            d&apos;Andalousie, au dire de chroniqueurs de l&apos;époque ; à coup sûr, il y a déjà un
            premier travail là-dessous. Mais ces toros de la tierra d&apos;Andalousie, du moins en
            leur état &quot;naturel&quot;, sauvage, sont aussi à l&apos;origine des castes <nenc
            id="gl">gallardo</nenc>, <nenc id="cb">cabrera</nenc> et <nenc id="vz">vázquez</nenc> :
            extraordinaire réservoir.<pb/> Quant à eux, les toros andalous des Hermanos RIVAS sont
            l&apos;une des sources fondamentales du toro bravo : par la caste <nenc
            id="vh">vistahermosa</nenc>. Sans avoir d&apos;informations précises à ce jour, mais au
            nom de la vraisemblance, on pense donc qu&apos;à l&apos;origine, ils vivent à
            l&apos;état sauvage en Andalousie, particulièrement dans la marisma (marais) du
            Guadalquivir, à l&apos;instar des Camarguais du delta du Rhône, et du côté de Tarifa ;
            mais il reste beaucoup d&apos;incertitudes sur les origines lointaines de ces troupeaux
            de la marisma et de Tarifa.<pb/> Certains pensent d&apos;ailleurs qu&apos;il pourrait
            déjà y avoir dans ce bétail andalou une pointe de caste <nenc id="nv">navarra</nenc>
            importée au moins grâce à quelques étalons, car elle est alors très réputée pour sa
            sauvagerie et sa combativité inlassable. Ne trouve-t-on pas déjà un troupeau navarrais à
            Rota dès avant 1762 ? Celui du curé, <nelv id="bld_qrs_mcln">Marcelino BERNALDO DE
                QUIRÓS y GALLÉ</nelv>, lequel en gardera quelques étalons pour couvrir la vacada
            qu&apos;il achètera en 1762 aux <nelv id="dmnc">DOMINICAINS de Sevilla</nelv>... _ .
                <b>Des études génétiques devraient être possibles, à relativement peu de frais
                aujourd&apos;hui, et permettre d&apos;éclairer pas mal de choses sur les origines de
                la caste vistahermosa</b>. Qui en aura l&apos;idée et les moyens : l&apos;UCTL ? le
            gouvernement espagnol ? une école vétérinaire ? un généreux mécène ? des aficionados ?
            des chercheurs ?... D&apos;ailleurs de telles études devraient permettre de déterminer
                <b>les origines du toro de lidia andalou : est-il, comme on le suppose dans les
                milieux taurins, le croisement d&apos;une race africaine et d&apos;un aurochs
                européen ? [voir déjà le texte &quot;A LA SOURCE&quot;]</b>
            <pb/>
            <pb/>
            <b>
                <u>Caractéristiques des toros andalous</u>
            </b> :<pb/>
            <b>° Pelages fondamentaux</b> : <lex id="pel#ng" pel="ng">negro</lex>, <lex id="pel#cd"
            pel="cd">cárdeno</lex>, plus quelques <lex id="pel#cl" pel="cl">colorado</lex> et
            quelques <lex id="pel#ml" pel="ml">melocotón</lex>, toutes robes typiques d&apos;un
            habitat chaud et humide tel que celui du Guadalquivir. Y avait-il des <lex id="pel#brd"
            pel="brd">berrendo</lex> ?<pb/>
            <b>° Cornes</b> harmonieuses, classiquement dirigées vers l&apos;avant.<pb/>
            <b>° Morphologie</b> : ces toros ont les extrémités courtes et sont de taille moyenne
            pour l&apos;époque,  mais ils sont bien charpentés et dotés d&apos;une masse musculaire importante.<pb/>
            <b>° Comportement</b> : probablement une grande combattivité.</txt>
    </encaste>
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