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<!DOCTYPE toroxml SYSTEM "../dtd/toro-xml.dtd">
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<toroxml>
    <encaste id="nnz" img="../img/enc/nnz.jpg" nom="núñez" rang="10">
        <txt lang="fr">Très grand encaste <nenc id="vh">vistahermosa</nenc> créé en 1938 et
            développé dans la ligne torerista. On voit ici en en-tête un magnifique núñez classique
            : &quot;petit gros&quot; corniapretado.<pb/> En cette année 1938, l&apos;élevage
                d&apos;<nevg id="grcia_mt_i">Indalecio GARCÍA MATEO</nevg>, d&apos;encaste <nenc
                id="prld">parladé</nenc>-<nenc id="rcn">
                <u>rincón</u>
            </nenc>, est acheté avec <nfer id="rcn2">son fer</nfer> par <nelv id="nnz_c">Carlos
            NÚÑEZ</nelv>. Il y adjoint du bétail de deux origines. D&apos;une part du <nenc
                id="rcn">rincón</nenc>-<nenc id="mr_fgr">mora figueroa</nenc> acheté peut-être déjà
            dès 1938 à <nevg id="mr_fg_r">Ramón MORA FIGUEROA</nevg> ???], mais en tout cas en 1941
            sous forme d&apos;un important lot acheté au successeur : <nelv id="mr_fg_jr">José Ramón
                MORA FIGUEROA</nelv>. D&apos;autre part, en 1941 toujours, un important lot <nenc
            id="vlm">villamarta</nenc> acheté à <nevg id="dv_grv_cc">Concepción DÁVILA GARVEY,
                Marquesa de ZUGASTI</nevg>, fille et héritière du <nelv id="vlm">Marqués de
            VILLAMARTA</nelv>. Il faut y ajouter, probablement cette même année 1941, un semental
                <nenc id="prld">parladé</nenc>-<nenc id="lcrt">lacorte</nenc> acheté directement au
                <nelv id="lcrt">Conde de la CORTE</nelv>.<pb/> Tout ce bétail est à la fois homogène
            par sa dominante <nenc id="prld">parladé</nenc> et hétérogène par ses mélanges :<pb/> °
            Le <nenc id="mr_fgr">
                <u>mora figueroa</u>
            </nenc> est du parladé quasiment pur par <nenc id="crea">correa</nenc>-<nenc
            id="pdjs">pedrajas</nenc> [<i>lequel comprend toutefois une pointe de <nenc
                    id="prld">parladé</nenc>-<nenc id="gmr_cv">gamero cívico</nenc>... et peut-être
                aussi, la chose est peu connue, de <nenc id="sltl">saltillo</nenc>
            </i>] ; dans cette lignée, il y a encore un ajout de sementale(s) <nenc
            id="lcrt">lacorte</nenc> : donc encore du pur parladé ;<pb/> (°) Compte-tenu de la
            grande variété des pelages du núñez (voir plus bas) et bien que personne ne le dise
            explicitement, il est des plus probables que ce bétail mora figueroa s&apos;accompagne
            d&apos;un petit lot de bétail <nenc id="hdlg_bqr2">hidalgo barquero (2)</nenc> ;<pb/> °
            le <nenc id="vlm">
                <u>villamarta</u>
            </nenc>, quant à lui, est un cocktail <nenc id="vh">vistahermosa</nenc> constitué sur
            une base <nenc id="ibr">ibarra</nenc>-<nenc id="prld">parladé</nenc> ; il contient aussi
            un peu de <nenc id="sltl">saltillo</nenc> et de <nenc id="st_clm">santa coloma</nenc>,
            plus quelques infimes traces de <nenc id="vz">vázquez</nenc>.<pb/>
            <i>A vrai dire, c&apos;est la totalité du bétail <nenc id="vlm">villamarta</nenc> de
                    <nelv id="dv_grv_cc">Concepción DÁVILA GARVEY</nelv> qui est achetée, mais
                Carlos NÚÑEZ le revend la même année au <nelv id="vlbrg">Marqués de
                VILLABRÁGIMA</nelv>, à l&apos;exception de quelques reproducteurs qui vont entrer
                dans la composition de son encaste : dans ce villamarta de haute lignée, on peut
                légitimement penser qu&apos;il sélectionne à ses fins la fine fleur...</i>
            <pb/>
            <pb/> Rincón-morafigueroa et villamarta : le génial <nelv id="nnz_c">Carlos NÚÑEZ</nelv>
            combine ces 2 sangs principaux jusqu&apos;à sa mort, l&apos;origine rincón étant la base
            et l&apos;origine villamarta n&apos;étant utilisée que par les vaches (le rincón est le
            vin, dit-on, et le villamarta la goutte d&apos;eau !). Il entreprend de concilier la
            noblesse et la classe du parladé avec l&apos;agressivité et la piquant du villamarta. Il
            constitue 2 branches distinctes : l&apos;une à dominante villamarta, et l&apos;autre à
            dominante rincón. L&apos;alchimie est risquée... mais elle réussit et il obtient de
            grands résultats, au-delà de toute espérance. Le premier étalon important issu de cette
            alchimie est &quot;AMISTOSO&quot;, fils d&apos;une vache mora-figueroa et d&apos;un
            étalon villamarta ; il procréera dans les deux branches de l&apos;élevage. La ganadería
            devient la favorite des matadors vedettes, au point qu&apos;en 1950, elle ne vend que
            des novillos pour la pareja APARICIO-LITRI qui les toréent six fois en mano a mano et ne
            permettent qu&apos;à CHAVES FLORES d&apos;en approcher deux (à Nîmes, en juin). Cette
            réputation ne fait que croître et embellir ; nombreux sont les élevages à acquérir de
            Don Carlos, puis de ses héritiers, des reproducteurs [se reporter aux cessions de
            bétail] : la vague <nenc id="nnz">núñez</nenc> déferle sur la cabaña brava... A la fin
            du XXème siècle, on ne compte pas moins de 70 élevages qui se prévalent de cette
            origine. Seul les Juan Pedro DOMECQ _<nelv id="dmcq_dz_jp">DÍEZ</nelv> et <nelv
            id="dmcq_sl_jp">SOLÍS</nelv>_ réussiront à vendre davantage de reproducteurs.<pb/>
            <pb/>
            <u>
                <b>Caractéristiques de l&apos;encaste</b>
            </u> :<pb/>
            <b>° Pelages</b> : les núñez se distinguent curieusement par leur grande variété de
            pelages, dont certains sont typiques du <nenc id="vz">vázquez</nenc> [notés
            &apos;vz&apos;] et même du <nenc id="cb">cabrera</nenc> [notés &apos;cb&apos;].
            D&apos;après les informations connues, l&apos;explication paraît se trouver dans
            l&apos;apport d&apos;une partie du bétail acquis chez <nevg id="mr_fg_r">Ramón MORA
            FIGUEROA</nevg> en 1938 [voire en 1939 chez son fils <nelv id="mr_fg_jr">José
            Ramón</nelv>] : à la succession du <nelv id="gdlst">Marqués de GUADALEST</nelv>, en
            1932, <nelv id="mr_fg_rj">Ramón et Jaime MORA FIGUEROA</nelv> avaient acheté 50 vaches
            d&apos;encaste <nenc id="hdlg_bqr2">hidalgo barquero (2)</nenc> [{<nenc
            id="vh">vistahermosa</nenc> X <nenc id="cb">cabrera</nenc> X <nenc
            id="vz">vázquez</nenc>} recroisé ensuite avec du cabrera !] ; en 1935, Jaime cède la
            totalité de l&apos;élevage à son frère <nevg id="mr_fg_r">Ramón</nevg>, chez qui <nelv
                id="nnz_c">Carlos NÚÑEZ</nelv> achète peut-être du bétail en 1938. _  D&apos;autre
            part, en 1939, Ramón cède tout à son fils <nelv id="mr_fg_jr">José Ramón</nelv>, qui le
            gardera jusqu&apos;en 1945, tandis que <nelv id="nnz_c">Carlos NÚÑEZ</nelv> acquiert une
            participation officielle dans <nevg id="mr_fg_jr">cet élevage</nevg>. Ainsi se comprend
            que Carlos NÚÑEZ ait pu acquérir du bétail <nenc id="hdlg_bqr2">hidalgo barquero
            (2)</nenc> en dans la famille MORA FIGUEROA en 1938 et/ou en 1941. Pour simplifier et
            par manque d&apos;informations plus précises, on retient ici l&apos;option d&apos;une
            seule acquisition en 1938.<pb/> Très peu de sources mentionnent cet apport de ce sang
            hidalgo barquero (2) chez <nevg id="nnz_c">Carlos NÚÑEZ</nevg> ; il est pourtant le seul
            capable de rendre compte de cette irruption d&apos;une extrême diversité des pelages
            dans le <nenc id="nnz">núñez</nenc> et, plus encore, de la présence de ces quelques
            traits typiques du vázquez ou du cabrera, car on sait que les couleurs issues du vázquez
            sont génétiquement très dominantes et donc visibles même avec un pourcentage minime de
            sang vazqueño (cf. chez <nevg id="trstrl">TORRESTRELLA</nevg>) ; il en va sans doute de
            même pour le cabrera. Certes la famille NÚÑEZ est apparentée avec la famille DOMECQ
            depuis les origines ganaderas de cette dernière (cf. Juan Pedro DOMECQ y NÚÑEZ de
            VILLAVICENSIO). Certes, au cours du temps, il y a entre les deux familles bien des
            échanges de reproducteurs, souventes fois plus occultes qu&apos;annoncés [la chose est
            objectivée par les analyses génétiques faites sur quelques encastes au tournant du 3e
            millénaire : les deux plus proches étaient le domecq et le núñez]. Mais, sauf
            informations bien cachées, la relative variété des pelages chez les DOMECQ est dûe au
            sang <nenc id="vz">vázquez</nenc> sans que l&apos;on y trouve de traits plus typiques du
                <nenc id="cb">cabrera</nenc> : il n&apos;en va pas de même chez le núñez.<pb/>
            <b>° Pelages fondamentaux</b> : sont dominants : <lex id="pel#ng" pel="ng">negro</lex> ,
                <lex id="pel#cl" pel="cl">colorado</lex> (dont melocotón), <lex id="pel#cst"
            pel="cst">castaño</lex>, <lex id="pel#tst" pel="tst">tostado</lex> ; quelques <lex
                id="pel#cd" pel="cd">cárdeno</lex>, <lex id="pel#esb" pel="esb">ensabanado</lex>
            [&apos;vz&apos;], ou même <lex id="pel#jb" pel="jb">jabonero</lex> [&apos;vz&apos;] ;
            parfois <lex id="pel#srd" pel="srd">sardo</lex> [&apos;cb&apos; et &apos;vz&apos;] et
                <lex id="pel#sln" pel="sln">salinero</lex> [&apos;vz&apos; et &apos;cb&apos;] ; très
            rarement, il peut apparaître du <lex id="pel#brd" pel="brd">berrendo</lex>
            [&apos;vz&apos; et &apos;cb&apos;] en negro ou en colorado... Soit tous les pelages
            possibles !<pb/>brd On notera que la lignée à dominante rincón est moins variée que la
            lignée à dominante villamarta : peut-être contient-elle davantage de sang
            hidalgo-barquero ?...<pb/>
            <i>Peut-être y a-t-il aussi dans le núñez un peu de <nenc id="cbro">cubero</nenc>... ce
                qui ne change rien au niveau de la composition de l&apos;encaste !</i>
            <pb/>
            <b>° Particularités de pelage</b> : les núñez se distinguent de même par une grande
            variété de particularités dans les pelages, dont certaines sont typiques du <nenc
            id="vz">vázquez</nenc> [notées &apos;vz&apos;] et même du <nenc id="cb">cabrera</nenc>
            [notées &apos;cb&apos;]. La raison est évidemment la même que pour les pelages. Les
            particularités les plus caractéristiques du núñez sont : <lex id="partpel#grn"
            pel="grn">girón</lex>, <lex id="partpel#slpc" pel="slpc">salpicado/burraco</lex>, <lex
                id="partpel#chrd" pel="chrd">chorreado</lex>, <lex id="partpel#lst"
            pel="lst">listón</lex>, <lex id="partpel#entr" pel="entr">entrepelado</lex>, <lex
                id="partpel#bgd" pel="bgd">bragado</lex>, <lex id="partpel#mn" pel="mn">meano</lex>,
                <lex id="partpel#oj_pd" pel="oj_pd">ojo de perdiz</lex>, <lex id="partpel#lcr"
            pel="lcr">lucero/estrellado</lex>, <lex id="partpel#clct" pel="clct">calcetero</lex> ;
            et aussi : <lex id="partpel#msq" pel="msq">mosqueado</lex> [&apos;vz&apos;], <lex
                id="partpel#crbn" pel="crbn">carbonero</lex>, <lex id="partpel#lvd"
            pel="lvd">lavado</lex>, <lex id="partpel#nvd" pel="nvd">nevado</lex> [&apos;vz&apos;,
            &apos;cb&apos; et santacoloma], <lex id="partpel#cpr" pel="cpr">capirote</lex>
            [&apos;vz&apos;], <lex id="partpel#llrn" pel="llrn">llorón/zarco</lex>, <lex
                id="partpel#ojl" pel="ojl">ojalado</lex>, <lex id="partpel#ojng"
            pel="ojng">ojinegro</lex>, <lex id="partpel#bcbl" pel="bcbl">bociblanco</lex>, <lex
                id="partpel#bcdr" pel="bcdr">bocidorado</lex>, <lex id="partpel#bcng"
            pel="bcng">bocinegro</lex> [&apos;vz&apos; avec l&apos;ensabanado et &apos;cb&apos; avec
            le cárdeno], <lex id="partpel#crbl" pel="crbl">caribello/carinevado</lex>, <lex
                id="partpel#ggtl" pel="ggtl">gargantillo</lex>, <lex id="partpel#albd"
            pel="albd">albardado</lex>, <lex id="partpel#aldbl" pel="aldbl">aldiblanco</lex>,
            [&apos;vh&apos; X &apos;vz&apos;, ou santacoloma], <lex id="partpel#aldng"
            pel="aldng">aldinegro</lex>, <lex id="partpel#axbl" pel="axbl">axiblanco</lex>, <lex
                id="partpel#lbd" pel="lbd">lombardo</lex>, <lex id="partpel#btnr"
            pel="btnr">botinero</lex> [&apos;vz&apos;], et très rarement <lex id="partpel#clzn"
            pel="clzn">calzón</lex> [&apos;vz&apos;], <lex id="partpel#rbc" pel="rbc">rabicano</lex>
            ; parfois <lex id="partpel#clbl" pel="clbl">coletero</lex>, <lex id="partpel#rbrb"
            pel="rbrb">rebarbo</lex>. Il convient de remarquer que les particularités qui comportent
            des taches blanches (bragado, meano, lucero, careto, calcetero et coliblanco) sont très
            typoiques du núñez.<pb/>
            <i>On notera que la lignée à dominante rincón est a des particularités de pelage moins
                variés que la lignée à dominante villamarta : peut-être contient-elle davantage de
                sang hidalgo-barquero ?...</i>
            <pb/>
            <b>° Cornes</b> : leur petite tête porte des cornes carrées <lex
            id="cor#astf">astifinas</lex> tout le long et bien développées, dans l&apos;ensemble ;
            beaucoup de <lex id="cor#caprt">corniapretado</lex>, astifino lui aussi. Pour
            l&apos;oeil averti, ceux chez qui domine le villamarta sont <lex
            id="cor#astbl">astiblancos</lex>, plus astifinos, et parfois <lex id="cor#tcd">tocados
                de pitones</lex> ; ceux chez qui domine le parladé-rincón sont de tempes plus
            étroites, plus commodes d&apos;armures et parfois <lex id="cor#cpch">acapachados</lex>.
            En général, les cornes ont une insertion haute (<lex id="cor#calt">cornialto</lex>).<pb/>
            <b>° Morphologie</b> : ces toros ont le physique des <nenc id="prld">parladé</nenc>...
            en modèle réduit, plus fins et plus petits ; on les dit souvent &quot;terciados&quot;.
            Ni grands (= brévilignes), ni lourds, ni naturellement <lex id="cor#cln">cornalón</lex>,
            ils sont courts, ronds, bas, assez larges et profonds de poitrine, avec pas mal de fanon
            : ils ont un peu l&apos;allure du &quot;petit gros&quot; ! <nelv id="nnz_c">Carlos
            NÚÑEZ</nelv> pense que les toros les plus bas, les plus &quot;proches du sol&quot;, ont
            dans l&apos;ensemble un meilleur comportement pendant la lidia. Le fameux étalon
            &quot;AMISTOSO&quot;, fils d&apos;une vache mora-figueroa (et marquée de ce fer) avec un
            étalon villamarta, sera celui qui contribuera le plus à obtenir et à fixer ce type de
            toro.<pb/> La peau est fine. Le profil est droit ou légèrement concave. Le museau est
            plutôt large, mais les  tempes ne le sont pas trop. Les yeux sont grands et vifs, mais
            généralement sans grande agresivité. Le cou est plutôt long, mais cela ne se voit
            généralement pas au début, où ils paraissent &quot;montés&quot; (montados),
            c&apos;est-à-dire tête haute et semblant collée au corps ; c&apos;est après les piques
            qu&apos;ils commencent à &quot;s&apos;allonger&quot;, surtout s&apos;ils ont été piqués
            un peu devant... et sans excès ! Morillo et fanon sont bien développés ; les
            &quot;badanudos&quot; (fanon important) ne manquent pas. La ligne dorso-lombaire est
            habituellement ensellée, la croupe arrondie, l&apos;attache de la queue un peu
            proéminente, les extêmités courtes et fortes.<pb/> A noter que le mélange des encastes
            n&apos;est pas homogène, il y a des reatas (lignées) différentes : les toros où le <nenc
            id="vlm">villamarta</nenc> domine sont habituellement plus hauts, plus longs, moins
            &quot;profonds&quot;, plus fins, plus &quot;fiers&quot; d&apos;allure (engallados : de
            &apos;gallo&apos;, coq), ils ont le ventre plus avalé (galgueño : de galgo, lévrier) et
            davantage de fanon (badanudos),  que ceux chez qui domine le <nenc
            id="rcn">rincón</nenc>. Mais c&apos;est du rincón dominant que sortent généralement les
            meilleurs produits. On notera aussi que le type idéal dans cet encaste est un toro pas
            trop lourd et de squelette moyen.<pb/>
            <b>° Force</b> : dès l&apos;origine, ils ne sont pas toujours très solides (mais ils ne
            sont pas les seuls... déjà !) et ils manquent de plus en plus de force au fur et à
            mesure d&apos;une sélection &quot;adoucissante&quot;... ce qui contribuera largement à
            leur perdition. De même pour une certaine tendance à la mollesse (toro blando). Cela ne
            servira même pas de leçon aux plus grands, hélas ! [Si un jour la corrida meurt, elle le
            devra sans doute davantage aux siens qu&apos;à ses ennemis...]. Mais au début du 3e
            millénaire, l&apos;encaste semble retrouver ses qualités originelles. Espérons !<pb/>
            <b>° Comportement</b> : avant de devenir fades et faibles (à partir des années 1980), la
            plupart sont d&apos;excellente caste, avec de la classe et une noblesse vibrante. On
            peut dire qu&apos;ils allient la noblesse du parladé et la caste du villamarta. Ils
            sortent souvent &quot;abantos&quot; (fuyards et désordonnés), ce qui est un trait bien
                <nenc id="prld">parladeño</nenc>, mais s&apos;emploient ensuite à fond au cheval,
            avec rugosité et agressivité. A partir de là, ils vont &quot;a más&quot; avec une charge
            (embestida) de rêve, prompte et &quot;fixe&quot; (fijeza), répétée, qui permet de lier
            et de toréer par le bas... à celui qui dispose d&apos;une technique et d&apos;un art
            suffisants pour surmonter leur caste, voire leurs complications. On dirait que ce toro a
            cette supériorité sur tous les autres d&apos;avoir en fin de passe un galop
            supplémentaire qui offre au torero une longueur de charge exceptionnelle. Ils sont
            propices aux plus grandes faenas car ils permettent aux grands maîtres de toréer tout en
            douceur. Si différents qu&apos;ils soient dans leur art et leur personnalité, les
            MANOLETE, ARRUZA, Pepe Luis VÁZQUEZ, Antonio BIENVENIDA, Luis Miguel DOMINGUÍN, Rafael
            ORTEGA, Antonio ORDÓÑEZ, Manolo VÁZQUEZ, EL CORDOBÉS, EL VITI, Curro ROMERO, PAQUIRRI,
            José María MANZANARES et bien d&apos;autres leur doivent quelques-unes de leurs plus
            grandes faenas. Par contre leur suavité et leur douceur peuvent se changer en violence
            et en complications devant un torero inexpérimenté ! Des années 40 jusqu&apos;au milieu
            des années 70, ces toros tiennent le haut du pavé ; ensuite, le passage au toro de 4 ans
            accomplis et la demande d&apos;un bétail de plus grande taille leur sont fatals.<pb/>
            Avec ces toros, le public est quasiment certain de se divertir ; dommage que l&apos;on
            ait cherché systématiquement à les rendre encore plus &quot;faciles&quot;, jusqu&apos;à
            les &quot;décaféiner&quot; et les dénaturer. A l&apos;origine, <nelv id="nnz_c">Carlos
            NÚÑEZ</nelv> avait su obtenir un certain nombre de toros vraiment &quot;idéaux&quot;, et
            parmi eux beaucoup d&apos;insurpassables... Il se moquait éperdument des critiques sur
            le format de ses toros à partir du moment où ils permettaient le triomphe des toreros.
            Mais la mode du toro plus grand sans tenir compte des encastes, liée à la recherche
            d&apos;un toro toujours plus facile, portera un coup fatal aux núñez pour de longues
            années...<pb/> On remarque que le comportement semble plus défini et de meilleure
            qualité chez les toros où le rincón est quasiment pur ; par contre, le villamarta
            quasiment pur et le croisement des 2 origines sont plus irréguliers... et donc très
            difficiles à sélectionner : beaucoup s&apos;y sont &quot;fracassés&quot; ! tombant dans
            une mansedumbre irrécupérable.<pb/>
            <pb/>  On ne distingue pas de branches à l&apos;intérieur de l&apos;encaste núñez,
            toutefois l&apos;élevage de <nevg id="gzlz_m">Manolo GONZÁLEZ</nevg> représente, dans
            les années 1975-1995, l&apos;un des meilleurs exemples de sa réussite commerciale... et
            plus tard, de sa décadence ; momentanée, on l&apos;espère. A noter, au début du XXIème
            siècle, quelques signes d&apos;un certain retour en forme des <nevg
            id="alcrcn">ALCURRUCÉN</nevg> (cf. le bon lot d&apos;ARLES à Pâques 2.001... mais le lot
            lamentable de NIMES à Pentecôte de la même année) ; il semble que cela veuille durer.
            par contre l&apos;embellie ne s&apos;est pas (encore ?) confirmée chez <nevg
                id="gzlz_m">Manolo GONZÁLEZ</nevg>.</txt>
    </encaste>
</toroxml>
