<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<!DOCTYPE toroxml SYSTEM "../dtd/toro-xml.dtd">
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../xsl/torogenese.xsl"?>
<toroxml>
    <encaste dateCreation="entre 1969 et 1972" id="murca" img="../img/enc/murca.jpg" nom="murça" rang="30">
        <txt lang="fr">_ <i>On se place ici dans l&apos;hypothèse, la plus probable, où en 1968
                Antonio MELLO, Conde de MURÇA acquiert seulement à <nelv id="tsr_bz">Clemente
                TASSARA</nelv> son &quot;villamarta&quot;, pratiquement sans bétail d&apos;<nevg
            id="albyd">ALBAYDA</nevg>.</i>_ De son achat à Clemente TASSARA, le Comte conserve
            simplement quelques vaches choisies... c&apos;est-à-dire les meilleures à son goût,
            surtout parmi celles qui ont le plus de sang <nenc id="gmr_cv">gamero cívico</nenc>
            ainsi que de sang <nenc id="urq">urquijo</nenc>. Nous avons donc au départ moins de
                <nenc id="vlm">villamarta</nenc> que de <nenc id="prld">parladé</nenc> - <nenc
                id="gmr_cv">gamero cívico</nenc> et d&apos;<nenc id="urq">urquijo</nenc>.
            [Qu&apos;a-t-il fait du bétail non retenu ? ...].<pb/> Puis il achète à <nelv
                id="atnsio">Atanasio FERNÁNDEZ</nelv> une camada complète de vaquillas plus quelques
            étalons ; et chaque année, il fait couvrir toutes les vaches tassara par des sementales
                <nenc id="atnsio">atanasio</nenc> ; si bien qu&apos;au bout de quelques années, le
            reste de sang plus ou moins villamarta se trouve pratiquement absorbé par
            l&apos;atanasio (lequel est du pur <nenc id="prld">parladé</nenc>, comme le gamero
            cívico). Mais la part de l&apos;urquijo reste notable.<pb/> Le Comte acquiert aussi des
            vaches et des étalons à <nelv id="vz_t_i">Isaías y Tulio VÁZQUEZ</nelv> : les <nenc
            id="vz_t_i">tulio</nenc> sont un encaste proche de l&apos;atanasio. En 1976, il se fait
            prêter un semental par <nelv id="olvr_i">OLIVEIRA Irmaos</nelv> (du pur <nenc
                id="pt_br">pinto barreiro</nenc>, composé de divers <nenc id="prld">parladés</nenc>
            fusionnés et sélectionnés dans le style portugais). Tous ces croisements sont cohérents
            : des <nenc id="ibr">ibarra</nenc> - <nenc id="prld">parladé</nenc> rajoutés plus ou
            moins parcimonieusement au fond <nenc id="lcrt">lacorte</nenc> - <nenc
            id="atnsio">atanasio</nenc>... qui est de même origine.<pb/>
            <b>
                <i>Bien qu&apos;il ne soit pas autre chose que de l&apos;atanasio
                    &quot;personnalisé&quot;, on considére ici que l&apos;élevage de MURÇA se crée
                    un encaste particulier</i>
            </b>.<pb/> En 1982, <nelv id="murca2">Jorge María de SOUZA HOLSTEIN de MELLO</nelv>,
            héritier du Conde de MURÇA, se fait prêter un toro par les <nelv
                id="pt_br_hrs">Herederos de PINTO BARREIROS</nelv> ; plus tard, sans doute après
            confirmation du bien fondé de cette tentative, il acquiert chez les mêmes PINTO
            BARREIROS des vaches et des sementales. Cela ne change pas l&apos;encaste mais le
            renforce dans son style portugais : un cocktail parladé sélectionné dans l&apos;esprit
            torista.<pb/> Actuellement, l&apos;encaste est donc à dominante atanasio mâtinée
            d&apos;urquijo et de <nenc id="pt_br">pinto barreiros</nenc>, le reste ayant été
            éliminé, essentiellement par absorbtion semble-t-il.<pb/>
            <pb/>
            <u>
                <b>Caractéristiques de l&apos;encaste</b>
            </u> :<pb/>
            <b>° Pelages fondamentaux</b> : le <lex id="pel#ng" pel="ng">negro</lex> est archi - dominant.<pb/>
            <b>° Particularités de pelage</b> : peu nombreuses.<pb/>
            <b>° Cornes</b> : &quot;carrées&quot;, relevées et <lex id="cor#astf">astifinas</lex>,
            dans ce que le type lacorte - atanasio fait de plus impressionnant.<pb/>
            <b>° Morphologie</b> : une formidable présentation. Qu&apos;on en juge par
            l&apos;exemplaire placé en en-tête, lidié à Céret en 1993.<pb/>
            <b>° Comportement</b> : une bravoure énorme au cheval, de la force, un combat acharné...
            du moins quand les toros &quot;sortent bien&quot; car l&apos;élevage s&apos;avère assez
            irrégulier (cf. le 12 juillet 1992 à CÉRET (France), une corrida extraordinairement
            encastée, suivie d&apos;une autre fort décevante l&apos;année suivante). Ces deux
            caractéristiques expliquent que l&apos;on voie peu ces toros avec les vedettes et dans
            les grandes arènes. Ils sont surtout lidiés en &quot;tourada&quot;, la corrida équestre
            à la portugaise. Toutefois, la devise a été redécouverte à la fin des années 1980 grâce
            à 2 lots, hors du commun par leur présentation, leur bravoure et leur acharnement au
            combat, lidiés à BARCELONA et LOGROÑO ; elle s&apos;est faite applaudir à Madrid pour sa
            présentation, le 30 juillet 1989, et à la même époque à Sevilla, Almería... Depuis 1993,
            elle ne fait plus guère parler d&apos;elle.<pb/>
            <pb/> A noter que vers la fin 1992, il y avait encore des &quot;campinhos&quot; pour
            garder les vaches &quot;à bâton planté&quot; dans des rizières fraîchement moissonnées...</txt>
    </encaste>
</toroxml>
