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<toroxml>
    <eleveur id="bld_qrs_mcln" img="" meurt="entre 1792 et 1840" nait="entre 1700 et 1740" nom="Marcelino BERNALDO DE QUIRÓS y GALLÉ">
        <txt lang="fr">Marcelino BERNALDO DE QUIRÓS y GALLÉ est curé de Rota près de Cádix. Selon
            toute vraisemblance, il commence par posséder du bétail <nenc id="nv">navarro</nenc> ;
            il ne semble pas qu&apos;il ait alors constitué un véritable élevage mais plutôt
            qu&apos;il ait quelques toros, sans plus. Nous disons ici qu&apos;il a une <nevg
            id="bld_qrs_mcln_p">&quot;pâture&quot;</nevg>. La date de naissance de cette pâture est
            fort imprécise ; la fourchette 1720/1760 retenue ici est large.<pb/> Comment se fait-il
            que cet homme élève des navarrais en plein coeur de l&apos;Andalousie ? Tout simplement,
            il est lui-même originaire de Navarre (ou peut-être de Las Navas del Marqués, dans la
            province de Ávila, ce qui n&apos;est pas si loin...) et il les a amenés, ou faits venir,
            avec lui jusqu&apos;au lieu de son activité pastorale : un voyage de 6 mois ! Aficion,
            quand tu nous tiens !... Compte-tenu du long voyage à pieds que cela suppose, et des
            difficultés que présente un bétail navarrais particulièrement farouche, on peut penser
            qu&apos;il a simplement fait venir un lot de reproducteurs plutôt qu&apos;un ensemble
            très nombreux ; cependant, on parle d&apos;un &quot;important troupeau&quot;... mais
            quelle quantité peut-elle être considérée comme &apos;importante&apos; ?<pb/> Les toros
            &quot;fraileros&quot; étant mis à part (cf. le texte en italique dans la fiche des <nelv
                id="crtj">CHARTREUX DE JEREZ</nelv>), il semble que ce curé soit le premier de la
            longue série de prêtres catholiques ganaderos à titre personnel (que l&apos;on pense au
            chanoine <nelv id="hdlg_bqr">Diego HIDALGO BARQUERO</nelv> au XIXe siècle et au fameux
                <nelv id="vlvd2">curé de VALVERDE</nelv> du XXe).<pb/> En 1762 (1758, disent
            certains), BERNALDO DE QUIRÓS s&apos;oriente autrement. Il crée <nevg
                id="bld_qrs_mcln">son élevage</nevg> avec <nfer id="bld_qrs_mcln">son fer</nfer> et
            du nouveau bétail. Grâce à ses relations ecclésiastiques probablement, il achète du
            bétail <nenc id="crtj">cartujano (chartreux)</nenc> aux <nelv id="dmnc">DOMINICAINS du
                couvent de San Jacinto</nelv>, à Sevilla. Ces cartujanos sont au moins des vaches,
            mais il serait bien surprenant qu&apos;il n&apos;y ait pas aussi quelques toros. A peu
            près dans le même temps, pense-t-on, il cède la plupart de ses navarrais à <nelv
                id="trp_f">Francisco TRAPERO</nelv>, gardant simplement quelques étalons navarrais
            (plus quelques vaches ?). Il crée alors un encaste que nous appellerons <nenc
            id="gl_0">&quot;pré-gallardo&quot;</nenc> en faisant couvrir ses vaches andalouses
            &quot;dominicaines&quot; par des étalons navarrais ; mais il semble qu&apos;il conserve
            aussi un peu de navarro pur (et de cartujano ?). Il garde cet élevage pendant 30 ans :
            c&apos;est dire qu&apos;il a le temps d&apos;imprimer un caractère propre à son
            encaste.<pb/> En 1792, <nelv id="gl">Francisco GALLARDO et ses frères</nelv> acquièrent
            la plus grande partie de la ganadería (que devient le reste ???). Ce sera la naissance
            de la <nenc id="gl">caste gallardo</nenc>, une caste &quot;semi-navarraise&quot; en
            quelque sorte, mais on ne sait pas trop en quelles proportions.</txt>
    </eleveur>
</toroxml>
